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Stéphane Clerget vous informe

arrivée frère ou soeur
L’arrivée d’un frère ou d’une sœur

La naissance d’un deuxième enfant c’est aussi celle d’un frère ou d’une sœur pour votre ainé(e).

Auparavant, il y a quelques erreurs à ne pas commettre avec votre premier enfant. Ne demandez pas son accord car il ne doit pas avoir l’illusion d’un pouvoir sur votre intimité. Ne vous excusez pas de lui avoir fait « un bébé dans le dos ». Ce n’est pas parce que vous avez mal supporté l’arrivée de votre propre petit frère ou sœur qu’il en sera de même pour lui.

Chacun a le même droit à l’existence et cette naissance aidera votre ainé(e) à s’émanciper et à découvrir la fraternité. Ne lui présentez pas non plus ce nouveau né comme un cadeau. D’abord cela ne l’est pas toujours à ses yeux et il ne faudra pas qu’il pense avoir des droits sur lui. Annoncez le lui avant d’en parler au reste de la famille, qu’il ne l’apprenne pas par autrui.
Ne craignez pas d’exprimer votre joie car la joie est contagieuse mais restez prudente en disant par exemple : « nous sommes heureux de t’annoncer que nous allons sans doute avoir un nouvel enfant, fruit de notre amour. Ce futur bébé qui grandit actuellement dans le ventre de maman sera ton frère ou ta sœur. ». Rassurez-le sur l’amour que vous lui portez en lui expliquant qu’à chaque enfant c’est comme un nouveau cœur qui pousse en vous et que vous l’aimerez toujours autant.
N’en faites pas trop non plus car il risquerait d’imaginer qu’il y a péril en la demeure. S’il paraît inquiet de vous voir fatiguée, tranquillisez-le aussi sur votre état de santé, et sur tout ce qui ne changera pas après cette naissance. Si le grand doit quitter son berceau - qui sera donné au « petit » - faites le bien en amont de la naissance. Avant ou après celle-ci, comprenez ses comportements régressifs : s’il réclame le biberon ou vos bras, redevient opposant, refait des cauchemars… D’autant plus il n’est pas le seul à réagir, entre maman qui dort tout le temps et papa qui mange plus que de raison.

Après l’accouchement, si votre ainé(e) a passé quelques jours chez les grands parents, il doit être à la maison quand vous rentrez de la maternité afin de ne pas penser  que sa place a été prise. Il peut être suggéré à l’entourage qui vient saluer le nouveau né de ne pas négliger le ou la « plus grand(e) ». S’il dit qu’il ne l’aime pas, dite lui qu’il n’est pas obligé mais qu’il n’a pas le droit de lui faire du mal. Donnez lui des exemples de fratrie autour de lui, parlez de vos frères ou sœurs en évoquant les bons souvenirs. Montrez des photos de vous enceinte de lui et des images de lui bébé. Dite lui qu’il a eu ses parents pour lui seul jusque là, ce qui n’est pas le cas de son cadet. Proposez lui de participer  en donnant le biberon ou en allant chercher une couche, mais sans le forcer et sans excès.

Si le bébé pourra recevoir de la part de son grand frère ou de sa grande sœur une peluche ou un poupon en guise de doudou, il ou elle se verra offrir à son tour un ou deux cadeaux  au nom du nouveau né. L’idéal serait un poupon ou une poupée « bébé » qui lui permettra de s’identifier à son papa ou à sa maman. Ainsi votre ainé(e) comprendra que son frère ou sa sœur n’est pas « son » bébé car désormais il aura le sien. De plus, il ne se sentira pas simple « assistant(e) » auprès de ses parents mais responsable. Votre enfant acceptera mieux de ne pas pouvoir  « jouer » avec le vrai bébé, trop fragile, et supportera mieux les soins que vous lui donnerez  car il pourra les reproduire sur son poupon. Ce présent est aussi un excellent remède contre la régression et une bonne façon de s’émanciper en cas de lien trop fusionnel à sa mère. Il l’aidera à définir sa nouvelle place dans la famille. Ce poupon sera son « enfant » mais aussi le substitut de son frère ou sa sœur. Il l’aidera à ce titre à exprimer les différentes émotions vis a vis de ce puiné. Ainsi ce poupon sera tantôt câliné, tantôt disputé ou mis de côté, tantôt partenaire de jeu. Enfin, et c’est une fonction essentielle pour l’avenir, ce poupon fera office de futur bébé imaginaire, celui qui se construit progressivement dès la petite enfance, et que tout parent porte idéalement dans sa tête avant que de devenir véritablement papa ou maman.


Docteur Stéphane CLERGET, pédopsychiatre, Auteur du "Pédopsy de Poche" (Marabout)




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